On a retrouvé la trace d'un des deux vases sacrés découverts à Avioth en 1867 !

Après des années de recherche de ces vases considérés par Louis Schaudel comme "disparu depuis longtemps", nous en avons retrouvé un sur le site de la "Réunion des Musées nationaux".
Il correspond exactement à la description faite par M. Jeantin qui, peu de temps après leur découverte sur les voutes des bas-côtés de l'église, les avait eus quelques temps entre les mains.


"Le premier de ces vases mesure 33 centimètres de hauteur ; il est muni d'u couvercle à charnières qui se soulève par deux glands réunis, symbole de force.
C'était le vase au saint Chrême. Il porte en relief, gravé autour de la panse, en minuscules gothiques : Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum."

Cf : SCHAUDEL (L.). - "Avioth à travers l'histoire du Comté de Chiny et de Duché de Luxembourg" - Arlon, 1903 - page 238



N° d’inventaire :
CL8701
Fonds :
Objets d'art
Titre :
Aiguière
Description :
Provient de l'église d'Avioth dans la Meuse
Période :
16e siècle, Bas Moyen Âge (Europe occidentale)
Technique/Matière :
étain
Site de production :
France (origine)
Hauteur :
0.320 m.
Diamètre :
0.150 m.
Localisation :
Paris, musée national du Moyen Âge - Thermes de Cluny









Ces deux vases ont disparu depuis longtemps !

"Page 239 - Louis Schaudel : Malheureusement, ces deux vases ont disparu depuis longtemps, et les recherches, que j'ai faites pour les retrouver, sont restées infructueuses. Il ressort d'une lettre écrite le 12 mai 1868, par M. Henry d'Aulnois, architecte à Montmédy, inspecteur des travaux de restauration de l'église d'Avioth, à M. l'abbé Jacquemain, que les deux vases furent remis par lui, le 10 mars de la même année, à M. L'Enfant, architecte chargé de la direction des travaux, qui les emporta à Paris.
Ont-ils, comme le suppose M. T. Nicolas, été remis à Napoléon III qui les aurait placés dans son château de Pierrefonds ; ornent-ils un musée de la capitale, ou font-ils partie d'une collection privée ? Je l'ignore, mais il serait désirable que les personnes renseignées à cet égard le fissent connaître, dans l'intérêt même des détenteurs actuels des deux vases disparus qui gisent, peut-être inaperçus et délaissés, au fond d'une vitrine sans que les visiteurs puissent se douter de la provenance de ces objets d'art."


Vous pouvez être rassuré, Monsieur Schaudel : 145 ans après leur découverte, nous savons qu'un de ces vases est en sécurité au musée de Cluny.


Et le second vase ?

Poursuivons la description de Monsieur Jeantin (Schaudel - p. 239) :


"Le second vase est celui de la distribution aux mourants des saintes huiles dont il existait encore quelques gouttes figées dans le fond. Comme le précédent, il est en électrum, mais sans inscription et quelque peu moins haut ; il est admirable de forme et surtout de ciselure végétale en compartiments distribués sur tout son pourtour. Il a la forme d'une grande burette épiscopale.
« Ce second vase mesure de 25 à 26 centimètres de haut, sur un diamètre de 7 centimètres à la base, de 10 à 11 centimètres à la panse, et de 3 à 4 centimètres à la gorge ; son goulot se termine par un bec circulaire largement évasé ; l'anse en col de cygne, revient se souder à l'embouchure en forme de S renversé. Il est revêtu, presque tout entier, de fines et élégantes ciselures qui se partagent en trois compartiments au pourtour. Celui du milieu dessine des quadrilobes et des quadrilatères entrelacés et surmontés de roses alternant avec de doubles crochets, le tout couronné de palmes et d'arabesques capricieuses. Le compartiment du haut, se melonne en dix segments, formant autant de trilobes, dans l'intérieur et au-dessus de chacun desquels s'élance un arbre de Jessé, projetant ses rameaux, ses feuilles et ses calices, qui s'épanouissent en fleurs de lys. C'est un travail de ciselure vraiment admirable. Mgr Hacquart, évêque de Verdun, en voyant ce vase chez nous, nous a dit, qu'il n'avait rien vu à Rome, en fait de vase de ce genre, de plus beau comme ciselure et comme dessin."

Espérons que ce second vase a connu un sort aussi favorable que son compagnon ? Qui en retrouvera la trace ?

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